Ana Husson “La vie m’appelle ailleurs” (auto-edition)

Pour mon premier billet de l’année, je souhaitais vous parler d’un projet qui me tient à cœur en m’inspirant des mots d’Ana et de Ginkga.

Un projet d’auto édition d’un livre sur une thématique quasiment absente de la littérature jeunesse, l’accompagnement d’un enfant malade en fin de vie.

Un sujet réel, difficile, très peu abordé dans les livres.

Ce projet a été crée pour répondre à la demande d’une maman qui cherchait un album pour en parler avec son petit garçon alors atteint d’une maladie incurable et en phase terminale.

C’est comme ça que l’idée de créer un album sur ce sujet est née pour Ana avec pour objectif, réussir à accompagner l’enfant et sa famille dans ce moment si difficile.

Ana Husson est l’autrice du texte et Ginkga s’est chargée des illustrations.

Qui sont-elles ?

Ana Husson est bloggeuse, rédactrice web autour de la parentalité, de l’instruction en famille, des activités et de la reconnexion avec la nature mais également de la littérature jeunesse. Elle est aussi maman de deux enfants de 5 ans et 8 ans. Elle s’est lancée dans la rédaction de ce livre après une demande faite par une maman qui recherchait un album pour aborder la fin de vie avec son petit garçon malade. Il lui a semblé essentiel qu’un tel livre voit le jour parce que cette situation est loin d’être exceptionnelle et il lui semblait important de pouvoir offrir un espace de dialogue aux enfants et aux parents. Parfois rien de mieux qu’un livre pour ouvrir une discussion délicate ou difficile. J’ai moi-même pu expérimenter tout les bienfaits des livres avec ma fille qui se posait des questions sur la reproduction à tout juste 4 ans, et sur la mort a 5 ans. A ce moment là les livres ont été un sacré atout.

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Ginkga est une illustratrice autodidacte, elle connait Ana depuis plusieurs années. Elle aussi très sensible à ces causes, n’a pas hésité à participer à ce projet quand Ana lui a proposé cette superbe collaboration. Un album tout en douceur pour aborder ce sujet si douloureux, c’est ce qui lui a plu.

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Ce livre est destiné à ouvrir le dialogue, et part l’achat de ce livre vous contribuez à soutenir la recherche en cancérologie pédiatrique puisqu’une partie est reversée à l’association Wonder Augustine. Association d’intérêt général créée en 2018.

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Dans une société ou la mort est un tabou, et peut être synonyme de peur, la mort d’un enfant devient alors un sujet bien difficile à aborder, un sujet que l’on veut forcement fuir, par peur qu’en y pensant cela puisse nous arriver… D’ailleurs on préfère utiliser des termes qui peuvent paraitre moins durs que la mort, on entend souvent « son départ », « il est parti », « il nous a quitté », pour atténuer et peut-être éviter de choquer. Mais le terme approprié est la mort, c’est notre société qui l’associe à la peur et à la souffrance. Il est alors encore plus important de mettre en avant ce genre d’initiative pour ouvrir la parole sur ce sujet.

J’ai la chance d’avoir pu découvrir leur travail, et j’avais vraiment envie de le partager avec vous.

« la vie m’appelle ailleurs » traite avec pudeur, délicatesse et douceur ce sujet si terrible. A travers Soan un petit garçon de 7 ans hospitalisé pour une maladie en phase terminale. Lors d’un rêve , il entretient une conversation avec un phénix. Des questions sans tabous sont soulevées telles que «  est ce que mes parents m’oublieront ? », « comment se sera après ? », « est-ce que j’aurais mal ? »

Ce livre répond a tout ces questionnements aussi légitime soient-ils avec beaucoup de poésie et de bienveillance. Un livre empreint d’une grande sensibilité et d’une grande honnêteté qui permettra j’en suis intimement convaincue, de mieux appréhender et comprendre cette situation si particulière et douloureuse de la fin de vie chez l’enfant.

Ce qui m’a touché, c’est la relation entre Soan et le phénix. Le phénix est un oiseau mythique, magnifique et fabuleux, d’une splendeur sans égale, doué d’une extraordinaire longévité et qui a le pouvoir après s’être consumé sur un bûcher, de renaitre de ses cendres. Le phénix est un symbole de la résurrection qui attend le défunt après la pesée des âmes. Là se trouve toute la poésie et la douceur à cette tragique situation.

Les familles qui traversent cette douloureuse épreuve pourront puiser dans ce livre, un peu de réconfort et d’apaisement. Les familles qui sont confrontées à la mort de leur enfant, sont parfois vues comme des pestiférées. On ne sait pas comment les aborder, comment les consoler. On a peur d’être maladroit, on ne veut pas expliquer la mort à nos propres enfants. Il est aussi alors difficiles pour ses familles endeuillées de se retrouver seules, de devoir entendre ou subir des maladresses. Comment expliquer alors à la fratrie, aux copains d’écoles, aux petits voisins, qu’ils ne verront plus jamais leur ami.. Fort heureusement, il y a des personnes comme Ana et Ginkga, qui veulent faire avancer les choses, et cette initiative est la bienvenue. N’ayons plus peur de parler aux jeunes et aux plus petits de la mort. Car cette mort fait partie de la vie, qu’on le veuille ou non.

Ce livre est destiné à ouvrir le dialogue alors afin qu’un maximum de familles et de services de pédiatrie puissent en bénéficier, je vous invite à partager ce projet , à le diffuser et je vous encourage à participer, si vous le souhaitez. La campagne se termine le 1 Février.

https://fr.ulule.com/livre-enfant-la-vie-mappelle-ailleurs-/

Delphine Jardinière de l’imaginaire


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Jeune femme de 34 ans, je travaille depuis plus de 10 ans auprès d'enfants de 0 à 12 ans. Je suis aussi maman de deux enfants. Le mot qui me décrit le mieux est "créative". Je peux vous bricoler un bidule aussi farfelu qu'utile avec trois fois rien, une madame macgyver du bricolage. J' adore inventer, créer, fabriquer, raconter des histoires aux enfants pour semer des petites graines magiques dans leurs esprits, mais aussi dans le but de les aider à traverser certaines périodes de leur développement, notamment pour leur apprendre à gérer leurs émotions. Je m'amuse à m’appeler moi-même "la jardinière de l'imaginaire". J'écris aussi des poèmes, adore être dans la nature et surtout l'observer. La nature est pour moi, autant que les enfants le sont, une grande source d'inspiration.

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