Une rentrée Hypersensible

Plutôt silencieuse sur le blog durant cette semaine. Nous avons tâtonné et pris nos repères peu à peu. Pour moi, cette rentrée rime avec reprise à mi-temps du travail. (Après trois années à m’occuper de mes petits, et à réaliser mon rêve, d’auto-éditer des livres jeunesse). Je reprends doucement le chemin du travail et c’est difficile de se remettre dans la course. D’autant plus que j’ai arrêté le beau métier d’assistante maternelle pour en découvrir un nouveau, celui d’ATSEM en classe maternelle. (Je vous en parlerai dans un autre billet)
Je n’aime pas tellement cette période de rentrée. D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été et je reste nerveuse. La seule différence c’est que maintenant, je met des outils en place pour m’apaiser et m’aider à traverser ce moment. Je déteste cette transition entre une période plus douce et tranquille que sont les vacances et devoir reprendre un rythme plus routinier. Il y a quand même de bons côtés car de nouveaux projets se profilent à l’horizon et c’est bien cela qui me motive malgré tout effervescence d’émotions en ébullition.

A la maison, la reprise de l’école fut plutôt difficile. Même si notre poupette attendait l’école avec impatience. Elle appréhendait beaucoup de savoir avec quel enseignant elle serait et si elle retrouverait ses copines de classe. Elle retrouve bien ses copines ainsi que son enseignant de l’an dernier et son atsem.
Malgré toutes ces belles nouvelles, les angoisses ont réapparu emmenant avec elles leurs lots de terreurs nocturnes.

Pour les parents qui ne connaissent pas les terreurs nocturnes, ce sont des troubles du sommeil assez spectaculaire survenant en début de nuit et phase de sommeil lent profond. L’enfant a ensuite une amnésie complète de l’épisode. Elles apparaissent en général entre 18 mois et 6 ans. Pendant une crise, l’enfant n’a pas conscience de la présence de ses parents, car il n’est pas réellement réveillé. Cela peut durer de 20mn a 1h30 voir plus pour les plus fortes.

Par rapport au fonctionnement de notre poupette, nous avons pu remarquer qu’elles réapparaissent dès qu’elle vit un changement important. Dès qu’elle fait une acquisition dans ses apprentissages et dans son développement, les terreurs nocturnes ne sont jamais très loin.
Pas toujours évident à gérer. Nous croisons les doigts pour que cela passe vite car les terreurs nocturnes sont épuisantes pour elle mais également difficile à gérer pour nous, d’autant plus qu’on ne peut pas faire grand-chose à part tenter de la calmer sans la réveiller.
Pour l’apaiser, on remet en place différents outils comme la relaxation avec des exercices de respiration, des sirops à base de plantes et des flacons avec des fleurs de Bach et des fleurs du Bush. On redouble d’attention avec beaucoup de câlins, on remplit son réservoir d’amour le plus possible. On reste à son écoute dès qu’elle en ressent le besoin. Mais étonnement dans ces périodes-là, elle se renferme sur elle-même.

Au fil de nombreuses lectures, j’ai pu découvrir et mettre un mot sur sa façon de fonctionner. Ma fille est hypersensible. Etant moi-même une adulte hypersensible et ayant été une petite fille hypersensible, c’est comme si en l’aidant à gérer ce trait de personnalité, je me découvrais et me réparais.

L’hypersensibilité est une façon de fonctionner différente.
Les hypersensibles sont des êtres à vif émotionnellement et physiquement, doués d’empathie, perméable à leur environnement, dépendant du regard des autres, créatifs et intuitifs.

C’est difficile de mettre un mot sur nos émotions extrêmes, nous pouvons passer de la joie intense à la colère noire, de l’empathie exacerbée à la tristesse profonde. Nos réactions sont difficiles à comprendre pour notre entourage. Cette particularité n’est pas qu’émotionnelle. Nous sommes des éponges, nous avons également l’oreille ultrafine, nous sommes très sensible aux odeurs, aux gouts, à la lumière vive, aux sons. Nous ne sommes ni pleurnichardes, ni capricieuses ou boudeuses, simplement ultrasensibles. Ce n’est pas un défaut d’être très sensible, il faut juste apprendre à se protéger et à maitriser ses ressentis. Je pense même que cela peut devenir un atout pour aider à communiquer avec les autres. J’ai longtemps entendu plus jeune qu’il fallait que « je m’endurcisse », que « je prenne du caractère ». Je peux vous dire aujourd’hui qu’être sensible et avoir du caractère n’ont vraisemblablement rien à voir.

L’enfant hypersensible a besoin d’être encouragé et soutenu. Il n’est pas QUE sensible aux critiques qu’on peut lui faire à lui mais il est sensible à celles des autres.
Il n’y a pas de diagnostique à poser car en soit ce n’est pas une maladie, juste un fonctionnement, un trait de personnalité différent. Pour ma part, j’ai longtemps eu honte d’être si sensible et je me suis longtemps sentie faible. J’ai finalement compris que je pouvais en faire un atout, une force et non une faiblesse. C’est bien grâce à cette sensibilité que j’ai un si bon feeling avec les enfants. J’espère également la partager à travers mes livres jeunesse.

Il arrive parfois que certains enfants réagissent aux événements stressants en adoptant des comportements qui ne semblent plus de leur âge.

Nous sommes en pleine régression, par exemple elle ne veut plus s’habiller ou se déshabiller toute seule, ni mettre ou enlever ses chaussures, il faut l’accompagner aux toilettes. Elle qui avait acquit pas mal d’autonomie, fait marche arrière depuis quelques semaines. Elle réclamait de s’endormir avec nous. Du coup, c’est difficile de la suivre. En ce qui concerne les jeux à la maison, elle ne supporte pas de suivre les règles du jeux, elle ne les écoute pas, et ne veut pas les entendre. C’est valable également pour les règles de vie à la maison. Elle remet tout en question, négocie tout. Nous avons beaucoup été en conflit ces dernières semaines, nous n’avions pas compris cette régression soudaine. Les terreurs nocturnes n’étaient pas encore revenues. Et finalement, nous nous rendons compte que la cap des 5 ans est difficile à passer pour elle. Ce n’est pas la première fois qu’elle agit ainsi donc il n’y a rien d’inquiétant, c’est son mode de fonctionnement. Mais c’est épuisant. 

Revenir à une étape de développement connue et maîtrisée est aussi un moyen pour l’enfant de se sentir en sécurité.

(Attention, je n’associe absolument pas l’hypersensibilité et le fait que l’enfant régresse. Mais j’émet une hypothèse en pensant que peut être un enfant plus sensible, plus anxieux puisqu’il capte plus son environnement, peut avoir besoin de revenir à une étape précédente, le temps de se sécuriser et de se sentir en confiance.)

J’ai fait quelques recherches, pour savoir quelles positions adopter. Et nous avons donc décidé de :
Accepter ses régressions le temps qu’elle s’adapte à cette transition et qu’elle retrouve un rythme routinier qui la rassure. (Il ne faut pas oublier que certains adultes s’isolent ou prennent des journées de congé lorsqu’ils vivent une situation difficile. Certains enfants font de même : ils reculent, le temps de s’adapter et de rebondir.)
Lui accorder de l’attention positive. Par exemple, dans son autonomie, si au quotidien elle prend une initiative toute seule, nous l’encouragerons dans son entreprise. Il vaut mieux éviter d’accorder de l’attention négative sur ce qu’elle ne fait pas.
Éviter de lui faire des reproches. Les reproches ne servent à rien et ne l’aideront pas à se comporter comme une grande. Les reproches ne serviront qu’à entretenir son manque de confiance en elle.
• Accorder de l’attention à ce qu’elle exprime par la régression. Nous allons être plus à l’écoute de ce qu’il vit et l’aider et l’accompagner dans son adaptation.
• L’observer pour comprendre ses émotions et nommer ce qu’elle ressent. Nous allons la rassurer et remplir au maximum son réservoir d’amour.
• Être compréhensifs et à l’écoute de ses besoins. Elle a besoin de temps pour s’adapter à tout changement.
• Garder confiance, car même si ce ne sont pas tous les enfants qui vivent une régression lors des transitions importantes, ce retour en arrière est considéré comme normal dans le développement d’un enfant. 

En mettant en place, des outils, de l’écoute et beaucoup d’amour, nous réussiront à l’aider à dépasser, à surmonter ses inquiétudes, nous allons l’aider à les reconnaitre, à les accepter et à les gérer au mieux. En résumé, nous allons l’aider à grandir.

C’est aussi ça, l’éducation émotionnelle.

lien du site naitre et grandir ou j’ai trouvé des infos. Il existe beaucoup d’autres sites sur ce sujet.

J’ai repéré ces 3 livres qui semblent très intéressants. Je ne les ai pas encore lu mais ils sont sur ma liste. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Delphine Jardinière de l’imaginaire


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Jeune femme de 34 ans, je travaille depuis plus de 10 ans auprès d'enfants de 0 à 12 ans. Je suis aussi maman de deux enfants. Le mot qui me décrit le mieux est "créative". Je peux vous bricoler un bidule aussi farfelu qu'utile avec trois fois rien, une madame macgyver du bricolage. J' adore inventer, créer, fabriquer, raconter des histoires aux enfants pour semer des petites graines magiques dans leurs esprits, mais aussi dans le but de les aider à traverser certaines périodes de leur développement, notamment pour leur apprendre à gérer leurs émotions. Je m'amuse à m’appeler moi-même "la jardinière de l'imaginaire". J'écris aussi des poèmes, adore être dans la nature et surtout l'observer. La nature est pour moi, autant que les enfants le sont, une grande source d'inspiration.

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