Interview de Nathalie Chevalier-Lemire

Je suis plutôt ravie car cette nouvelle rubrique a eu du succès. Je vais donc la poursuivre et vous présenter pour cette seconde interview, Nathalie Chevalier-Lemire, auteure et illustratrice. Elle vient d’auto-éditer son premier livre jeunesse. Je vous laisse la découvrir!


Bonjour Nathalie,
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour !
J’ai 31 ans, deux métiers et mille passions. Je suis ingénieure d’une part (donc un métier plutôt scientifique) et autrice d’autre part (donc un métier plutôt littéraire). J’écris depuis très longtemps (depuis le collège) mais je ne me suis lancée dans la voie d’autrice que récemment (et en bonne partie grâce à la découverte de ton travail qui a été la petite étincelle pour me dire « je peux le faire »). En dehors de cela, je joue du piano, je dessine un peu, je lis énormément, je suis passionnée de sciences et de vulgarisation scientifique, je suis hypersensible donc en permanence émerveillée par plein de choses…

Qu’est-ce qui vous a amené à tenir un blog ?
La lecture d’un autre blog qui parlait du fait de publier tout ou partie de son contenu sur internet quand on est auteur édité. L’idée de cet article c’était que le blog permettait à nos écrits d’être lus par d’autres personnes, ce qui est quand même leur vocation, et que du coup ils étaient toujours mieux postés gratuitement qu’au fond d’un carton.
J’ai donc ouvert un blog pour partager mes textes !
En pratique, j’ai plus de retours via les réseaux sociaux (Instagram exclusivement) que via le blog mais ça n’est pas très grave.

Qu’en attendez-vous aujourd’hui ?
D’écrire mon prochain livre. Maintenant que je suis lancée, j’ai envie d’écrire plein d’autres livres, peu importe le nombre de ventes (c’est confortable d’avoir un autre métier qui assure mon salaire).
Pour mon blog, je n’attends rien de spécial, je suis juste contente qu’il existe. Je l’ai un peu délaissé avec la sortie de mon livre, je crois que j’avais besoin d’une pause pour réfléchir sur la gestion de mon blog. Je m’aperçois que je « bloque » sur des choses qui sont finalement assez marginales (la traduction en anglais par exemple, pour laquelle je peine à trouver le temps nécessaire).

Vous venez d’auto-éditer votre premier livre jeunesse ? Comment vous sentez-vous ?
Sur un petit nuage !
Quand j’avais 20 ans, je me suis écrit une lettre à ouvrir pour mes 30 ans. De cette lettre, la seule chose dont je me souvenais c’était que j’avais écrit « j’espère que tu as publié un livre ». C’est ce qui m’a motivée à envoyer mon manuscrit à des maisons d’édition 1 semaine avant mes 30 ans !
Maintenant que j’ai réussi à auto-publier mon livre, je suis vraiment heureuse d’y être parvenue (presque) seule (j’y reviens après).
J’ai très envie d’en publier encore plus !

Pourquoi avoir choisi le genre littéraire du conte ?
Je dirais que c’est le genre littéraire qui m’a choisi et s’est imposé à moi.
Adolescente, je me voyais écrire une longue histoire de fantasy, en plusieurs volumes type Robin Hobb ou J.K. Rowling. J’avais un univers en tête, mais pas vraiment de trame associé pour la suite même si je prenais beaucoup de plaisir à étoffer mon univers. Par contre, ça me bloquait car je me disais que je n’avais pas le temps alors je repoussais toujours à plus tard.
En parallèle de cela, j’écrivais beaucoup (et j’écris toujours beaucoup !) sur des forums de role-play sur internet. Sur l’un d’eux, mon personnage était une conteuse et je m’amusais à écrire des contes courts sur la base de thèmes que me proposaient les autres joueurs. Ces contes s’appelaient les « Contes de neige et de papier »…
Puis un jour, j’ai eu un espèce de déclic. J’ai ressenti une urgence à faire quelque chose « pour moi », et j’ai réalisé que je pouvais essayer de publier mes contes. C’est comme cela que tout a commencé !
Mais je n’exclue pas ma grande idée de fresque fantasy, je développe un autre univers pour lequel j’ai une trame cohérente. Reste à trouver le temps !

Pourquoi vous êtes-vous tournée vers l’auto édition ? Avez-vous cherché une Maison d’Edition ?
J’ai cherché une maison d’édition, mais le marché est saturé donc je n’ai eu aucune réponse positive (soit des réponses négatives, soit pas de réponses du tout).
Cela m’a un peu découragée, car j’avais dans l’idée d’offrir ce recueil à ma fille pour ses 3 ans. Je trouve également difficile la période d’attente entre le moment où l’on envoie son projet et le moment où l’on obtient une réponse.
Je me suis donc tournée vers l’auto-édition, avec pour objectif de sortir mon livre avant l’anniversaire de ma fille !

Quels avantages y voyez-vous ? Quelles sont les limites selon vous ?
Le gros avantage, c’est la rapidité. Une fois le livre écrit, c’est finalement assez rapide d’arriver à sa version papier : je dirais qu’entre mon jet final et la sortie officielle le 15 avril 2019, il a dû s’écouler 2 ou 3 mois (dont 1 mois de communication, mon livre était finalisé le 15 mars).
J’aime aussi le principe d’impression à la demande. Pas de destruction d’invendus, c’est autant d’économies de papier, d’encre et d’électricité. Depuis que cela s’est développé, c’est devenu bien plus facile de s’auto-éditer.
Dernier avantage, c’est la rémunération. Forcément, quand on fait sauter des intermédiaires la redevance par livre vendu est plus importante en auto-édition qu’en circuit classique !

Les limites, ce sont que l’on n’est plus uniquement auteur.trice. Quand on s’auto-édite, et bien on est éditeur avant d’être auteur ! Cela veut dire qu’il faut prévoir le temps de création, mais aussi tout le reste (réalisation de la couverture, réalisation des illustrations, mise en page, relecture orthographe et grammaire, relecture typographique, dépôts légaux, communication, vente…). Du coup c’est très formateur mais en même temps cela peut rebuter quand on ne se sent pas capable d’assurer l’un ou l’autre des postes (sachant que si on délègue tout, cela peut revenir cher).
De plus, l’auto-édition souffre d’une mauvaise presse car après tout n’importe qui peut publier n’importe quoi (alors que tous les auto-édités que j’ai lus ont toujours mis un point d’honneur à faire le maximum pour avoir un livre de qualité), et qu’en plus de cela le marché traditionnel produit déjà largement plus de livres qu’il n’y a de lecteurs (donc pourquoi se tourner vers les auto-édités ?).
Et puis si on veut vendre beaucoup, il faut s’en donner les moyens : participation à des salons, opérations de communication etc. Cela dépend de son objectif. Le mien est atteint (à date, j’ai vendu une cinquantaine de livres et j’en suis très contente, et puis ma fille aura son livre pour son anniversaire comme prévu !).

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Je travaille sur un nouveau recueil de contes, axé sur une sorte de « mythologie des rêves » mais qui sorte de ce qu’on lit habituellement. Il ne sera, par exemple, pas question d’attrapeurs de rêves (même si j’adore les légendes qui s’y réfèrent).
Il s’intitulerait « Histoires d’or et de nuit », sachant que le conte « La tisseuse d’étoiles » (publié sur mon blog, sur mon compte Instagram et dans mon premier livre) est une sorte d’introduction. Le conte « La neige des rêves » (publié dans mon livre) sera également présent dans le nouveau recueil, mais les autres seront des inédits.

J’aimerais aussi sortir un livre illustré, donc j’essaie de m’exercer au dessin le plus possible pour parvenir à cela.

Je travaille en parallèle avec ma maman sur un livre illustré à base de découpes de papier. Ce projet est en attente vu que je m’occupais de sortir mon premier livre, il faut que l’on se remette dedans.

Je me demande aussi si je ne pourrais pas publier un recueil de mes poèmes.

Enfin, je garde toujours mon grand projet de livre de fantasy…

En somme… J’ai de quoi faire !

Pour finir, un dernier mot, un dessin, une photo, ce que vous voulez partager ?
Croyez toujours en vos rêves. Personne ne peut vous empêcher de rêver.
Ainsi que le proverbe « si tu veux vraiment faire quelque chose, alors tu trouveras un moyen ; sinon tu trouveras des excuses ».

Interview écrite de Nathalie Chevalier-Lemire par Delphine HUTIER du blog jardinière de l’imaginaire


Contes de neige et de papier

Couverture :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

quatrième de couverture :

résumé du livre 

« Est-ce la vérité? » demandait l’enfant innocente

et la conteuse lui répondait de sa voix chantante :

« Est-ce la grande Histoire ou une histoire qui se raconte?

On dit qu’il y a un fonde vérité dans tous les contes. »

 

Comment naissent les dragons de cristal? D’où viennent les songes et les Lézargons? Quelle est la finalité d’un voyage? 

Au travers de vingt textes, les contes de neige et de papier sont une invitation au rêve et au partage. Dans la tradition orale du conte, les temps de lecture à voix haute figurent à côté du titre de chaque histoire. Dès 10 ans en lecture autonome. Dès la naissance en lecture à voix haute.

 

Le recueil des contes de Nathalie m’a émerveillé, j’ai eu un vrai coup de cœur pour quelques uns tels que « les petites grenouilles », « les ailes du dragon du bleu » ou encore « la tisseuse d’étoiles ». Ces contes modernes sont bienveillants et poétiques. Ce sont de petites histoires courtes, le temps de lecture est indiqué à coté de chacun des titres. 

Les illustrations sont en noires et blancs réalisées par l’auteure. Elles représentent des animaux en origami. Je propose souvent des activités en rapport avec nos lectures et ce recueil de contes nous invite à la création de personnage d’origami avec des enfants de 6 a 12 ans.

voici quelques unes de ces illustrations :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour continuer de découvrir Nathalie et son univers,

Allez faire un tour sur son blog et sur sa page instagram

Vous pouvez trouver son livre sur Amazon via le lien ci-dessous :

Delphine Jardinière de l’imaginaire


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Jeune femme de 34 ans, je travaille depuis plus de 10 ans auprès d'enfants de 0 à 12 ans. Je suis aussi maman de deux enfants. Le mot qui me décrit le mieux est "créative". Je peux vous bricoler un bidule aussi farfelu qu'utile avec trois fois rien, une madame macgyver du bricolage. J' adore inventer, créer, fabriquer, raconter des histoires aux enfants pour semer des petites graines magiques dans leurs esprits, mais aussi dans le but de les aider à traverser certaines périodes de leur développement, notamment pour leur apprendre à gérer leurs émotions. Je m'amuse à m’appeler moi-même "la jardinière de l'imaginaire". J'écris aussi des poèmes, adore être dans la nature et surtout l'observer. La nature est pour moi, autant que les enfants le sont, une grande source d'inspiration.

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